Chapitre 6 : Vie et mort des gladiateurs

A partir du manuel 4ème, Les Belles Lettres, Hatier,

fabriquez-vous un cours de civilisation, pour comprendre le monde antique.

  1. Qu’appelle-t-on les ludi ? Quelles fonctions ont-ils dans la société romaine ? Quelle évolution est évoquée ?

A retenir :

Les Etrusques avaient pour coutumes d’offrir des spectacles lors des cérémonies funèbres. Ils organisaient en particulier des duels à mort entre des prisonniers de guerre ou des esclaves, dont le sang versé était supposé apaiser l’esprit du défunt. Selon la tradition, cette coutume fut introduite à Rome en -264. Pour les funérailles de leur père, deux fils firent combattre 3 paires de gladiateurs sur le Forum boarium. Les riches romains prirent ensuite l’habitude d’honorer leurs morts ainsi et le peuple se passionna pour ces spectacles sanglants.

2. Qui devient gladiateurs ? Pourquoi et pour quoi ?

Rétiaire affrontant un Secutor. gladiateurs NennigMosaïque de la Villa gallo-romaine de Nennig, IIème s.

3. Décrivez l’équipement des deux gladiateurs. Lequel est le rétiaire ? Lequel est le secutor ?

4. Décrivez le personnage central ? Quelle différence observez-vous ? Déduisez-en son rôle.

A retenir :GladiatMosaique

Le Samnite : C’est un redoutable guerrier qui vient du sud de l’Italie. On l’oppose souvent aux Thraces.

Il est armé d’une longue épée. Il porte un casque, une manica qui protège le bras portant l’épée et un bouclier étroit.

Le Thrace : c’est un gladiateur léger muni d’une dague courbe, d’une manica qui protège le bras portant l’épée et d’un casque et d’un petit bouclier. On l’oppose souvent aux Samnites.gladiateur équipement

Le Secutor : c’est un combattant lourd. Ils portent un casque sans rebord avec une crête, un gladius (bouclier long) et une jambière sur la jambe droite.

Le Mirmillon : c’ est un gladiateur léger se battant principalement contre le thrace. C’est un poursuivant.

Comme armement , il possède un glaive et une épée courte. Pour se protéger, il dispose d’unbouclier rectangulaire  (oblong), d’un casque orné d’un cimier en forme de poisson (origine de son nom (mormuros, en grec)), d’une manica qui protège son bras et d’une tunique simple qui protège son buste.

Le rétiaire est le combattant au filet (rete : le filet), un trident (fuscina ou tridens) et un poignard (pugio).

Le rétiaire combattait avec une protection légère. Il portait une protection au niveau du bras (manica) et une autre au niveau de l’épaule (galerus ou spongia). Généralement, il portait comme unique vêtement un pagne (subligaculum) maintenu par une large ceinture (balteus) ou une courte tunique avec un léger rembourrage. Il ne portait ni chaussures ni protection sur la tête.

 

 

 

5. Qu’est-ce que la familia gladiatorum ? Quelle place les gladiateurs avaient-ils dans la société ? Que représentent les gladiateurs dans l’économie romaine ?

mise à mort

Mosaïque représentant la fin d’un combat.

Le secutor est victorieux et attend le verdict de l’éditeur.

 

 

 

 

Dessin d’un bas-relief représentant un thrace vaincu

qui guide le glaive d’un mirmillon sur sa clavicule gauchethrace-guide-glaive

tandis que son adversaire attend le verdict de l’éditeur.

 

6. Distinguez sur les deux documents le vainqueur du vaincu.

Qu’attend le vainqueur avant de tuer son adversaire ?

Observez l’attitude du vaincu. Est-il suppliant ? terrorisé ? résigné ? indifférent ? révolté ?

Quelles hypothèses pourraient expliquer cette attitude ?

A retenir : 

L’expression latine pollice verso est utilisée dans le contexte des combats de gladiateurs, pour désigner un geste de la main que faisaient les foules de la Rome Antique pour juger un gladiateur vaincu. Cependant, le type de geste décrit par cette expression pollice verso et le sens à lui donner reste imprécis, que ce soit d’un point de vue historique ou littéraire.

Dans la culture populaire, il a été supposé à tort que le pouce baissé signifiait la condamnation à mort d’un gladiateur en cas de défaite, le pouce levé épargnant quant à lui le combattant. Cette image a été largement répandue au xixe siècle par la peinture de Jean-Léon Gérôme Pollice verso qui représente le triomphe d’un gladiateur qui attend le verdict de la foule.

Pour aller plus loin : 

Antiqliché #2 – le pouce vers le bas condamne-t-il un gladiateur ?